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Particularités du Charleston
Plan de pont
Aménagements intérieurs
Rangements intérieurs
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Travaux réalisés | Plans persos | Les "Charleston" des autres

Dimensions coque

Longueur de la coque: 6,12 m
Longueur à la flottaison: 5,10 m
Bau maximum: 2,30 m
Tirant d'eau: 50 cm / 105 cm
Hauteur sous barrots: 1,60 m
Tirant d'air: 7,95 m
Lest fixe: 200 Kg
Lest mobile: 50 Kg
Matériaux du lest: grenaille/acier
Déplacement-lège: 800 Kg
Jauge en douane: 2.97 tx
Catégorie de nav.: 4ème
Homologation: 621
Nombre de places: 6
Nombre de couchettes: 4
Dimensions voilerie
Surface Grand-voile: 8 m2
Surface Foc std (F1): 6 m2
Surface Génois : 10 m2
Surface Drifter : 13 m2
Surface Tourmentin: 3 m2
Surface Spinakker: 25 m2

Le moteur

C'est un EVINRUDE 6CV 2T.

Le Charleston est prévu pour recevoir un moteur de 9CV maximum.

Plus d'infos sur le Charleston ?


Si vous en avez, moi je suis à sec!!

Crédits photographiques et documentaires

Données techniques tirées de la documentation du constructeur.

Photos des travaux réalisés sur notre bateau.

Recherche personnalisée


le CHARLESTON

Le CHARLESTON en quelques mots ...

Construit en France dans les années 75, premier voilier en sandwich ABS thermoformé-balsa ,
Voilier de croisière côtière pour 4 personnes (6 en promenade), facilement transportable sur remorque pour permettre une utilisation MAXIMUM Week-end/VACANCES, facilement manœuvrable, STABLE et SÛR en prévision d'équipages familiaux avec femme et enfants, mais bon voilier, capable de performances aux mains d'un équipage chevronné, offrant surtout un MAXIMUM de VOLUME HABITABLE, de RANGEMENTS et de commodités intérieures pour permettre réellement la vie à bord dans des conditions de confort OPTIMUM pour un bateau de cette taille.

Dans ces pages découvrez les dessus et les dessous de ce voilier, les données d'époque et quelques modifications personnelles réalisées sur notre bateau.
 
 
Particularités du Charleston

Dessiné par l'architecte J.-M. L'Hermenier, construit par la Sodim et distribué par Diffubat, le Charleston a été le plus grand voilier réalisé entièrement en thermoformage. Sa sortie en 1975 fut assez controversée - on doutait de la fiabilité de la technique - mais il fit rapidement ses preuves et en 1977 il était déjà diffusé à plus de 500 unités. Pour cette taille d'embarcation, la formule en thermoformé n'a semble-t-il pas conquis le marché.

Le Charleston bénéficie donc d'une construction en "sandwich". La coque est formée de trois épaisseurs : ABS, balsa et polyester stratifié (voir coupe).

Qu'en est-il du vieillissement de cette structure ? Sur notre Charleston, la coque résiste bien au temps et sa rigidité se maintient assez bien. Du côté du pont et du cockpit, c'est beaucoup moins bien. Le triangle avant et plus particulièrement le toit du roof souffrent de délaminage.> Dans le cockpit, ce n'est pas génant : des banquettes un peu "molles", ce n'est pas désagréable!Le plancher, lui, a déjà été réparé (voir travaux) Sur le toit du roof, c'est plus embêtant, surtout que les drisses sont au pied du mât.

Entre la coque et le contre-moule intérieur, les constructeurs ont injecté de la mousse à cellules fermées. Les 1000 litres de ce matériau assurent, selon le chantier, l'insubmersibilité du voilier. "Même coupé en deux, il flotte", disait la pub de l'époque.(Attention: Bien qu'INSUBMERSIBLE, le CHARLESTON n'est pas dispensé du radeau de survie obligatoire en 4éme catégorie.)

Enfin le Charleston a été produit en quillard et en dériveur lesté. Le quillard était doté d'un lest en grenaille et fonte de 250 Kg, pour un tirant d'eau de 1m02. Le dériveur lesté possède un lest fixe de 200 Kg de grenaille et une dérive en acier de 50 Kg, pour un tirant d'eau de 50cm à 1m05.

Plan de pont
Rien de bien particulier sur le Charleston. A noter tout de même, que la proue offre une large baille à mouillage, qui permet de ranger une ancre et une ligne de mouillage. Les taquets d'amarrage sont assez légers. Suffisants pour la croisière et ont toujours tenu malgré les efforts parfois violents qu'ils ont pu subir.

Les passavants sont très réduits en largeur, mais cela fait partie du compromis avec l'impressionnant espace intérieur.

Le rail d'écoute du génois est très long (2 mètres) et permet tous les réglages, surtout au portant. Rail d'écoute aussi pour la grand voile, ce qui encombre un peu le milieu du cockpit mais se révèle très pratique pour les réglages.

Le cockpit autovideur est accueillant et dispose d'un vaste coffre à la poupe, offrant aussi un banc spacieux pour le barreur. Revers de la médaille : il faut relever la barre pour accéder au coffre et son volume ne doit pas inciter à y mettre trop de choses lourdes (attention à l'assiette du bateau !) Les bancs du cockpit sont lattés de bois et dissimulent de petits équipets très pratiques pour les petits objets de la croisière.


Amménagements intérieurs

C'est dans ce domaine que le Charleston se distingue : ses dimensions intérieures et l'occupation de l'espace sont très réussis.

vue du carré vers l'avant (quillard).

Le choix de l'architecte a été de vouloir donner à ce petit croiseur un niveau de confort propre à des unités de plus grande taille. Pour y parvenir, il a misé sur une carène haute et un roof assez proéminent. Résultat : la hauteur sous barrot est d'1m60 (La hauteur sous barrot au niveau de l'épontille est de 1 m 40. ) et les convives assis au carré sont très à l'aise et ont une réelle sensation d'espace...

Cette option a bien entendu des conséquences sur l'équilibre de l'ensemble. Les navigateurs les plus exigeants regretteront ainsi un franc-bord élevé (75 cm) et un roof encombrant, qui peut entraîner un certain fardage. Pour ma part, l'objectif étant la croisière familiale de plusieurs jours, j'apprécie beaucoup l'habitabilité de ce voilier.

Le bateau est équipé de :

4 COUCHETTES:

  • 2 dans le poste avant de 2 m x 0,50 transformables en une double de 2 m x 1,80
  • 1 demi "cercueil" sur chaque bord. 2 m x 0,55.

1 VERITABLE CUISINE comprenant :

  • l'évier avec vidange à la mer
  • 1 pompe à pied avec tuyau d'alimentation
  • 1 équipet de rangement pour la vaisselle
  • 1 cardan pour recevoir camping-gaz 1 feu.

Rangements

1 PENDERIE fermée.

12 COFFRES de rangements entièrement contre moulés :

  • 3 sous chaque couchette (3 à l'avant 2 x 3 sous couchettes latérales)
  • 1 sous contre moule de pont dans le poste avant
  • 1 extérieur avec emplacement pour jerrycan essence et eau douce.
  • 1 très grand, sous le plancher de cockpit (accessible en ôtant la marche de descente amovible)

La descente est composée d'une seule marche, mais le fond du cockpit étant assez bas, elle n'oblige pas un grand écart. La casquette du roof se termine, au-dessus de la descente, par un panneau ouvrant libérant de la hauteur pour circuler. En retirant cette marche, on libère l'accès à un vaste espace de rangement, se prolongeant jusqu'au coffre arrière, qui permet d'y stocker des objets encombrants, mais attention au poids.

Dans le carré, selon qu'on soit dans la version quillard ou dériveur, la table est fixe ou non. Les deux bancs du carré forment deux couchettes en demi-cercueil d'1m80 de long.
Comme illustré plus haut, celle de babord s'enfonce plus en arrière pour laisser la place à un petit coin cuisine muni d'un évier avec pompe à pied et d'un réchaud un feu alimenté par une bombonne Camping-Gaz. A tribord, la couchette se termine par un petit placard.Sous l'évier, un vaste équipet permet de ranger des vivres et des ustensiles de cuisine.

La descente avec une vue intérieure (quillard)

Le carré version DL avec sa table fixe et le palan de la dérive

Enfin, la visite se termine par le triangle avant, précédé d'une épontille.


Gréement

Gréement 7/8, mât et bôme sont en A.G. anodisé.

Le haubanage en inox avec embouts sertis inox comporte :

  • 1 étai
  • 2 haubans
  • 2 bas haubans
  • 1 pataras
  • barres de flèche

La voilure de base comporte:

  • 1 grand voile avec 2 bandes de ris
  • 1 foc n° 1
Mise à l'eau

La mise à l'eau du Charleston DL est très facile avec la remorque basculante et ne demande qu'une cale suffisament pentue (sinon l'arrière du bateau frotte sur la cale!!)La pub de l'époque disait:"Charleston dériveur: à la mise à l'eau, une seule personne suffit. ", personnellement je crois qu'à deux, c'est le mieux.

 
Pour la version quillard il faudra avoir recours au grutage